LIBRAIRIE ALAIN BRIEUX
48, rue Jacob . 75006 PARIS Tél. 260.21.98
Case N°
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ducc quelques me finîtes menantes pu r le moyen de Lèâ\ etvn discours de l a conduite dvcelle
PAR
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https://archive.org/details/novvelleinventioOOcaus_O
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AVANT PROPOS.
’ Autant que la conduire de l’eau plus haut que là lource ( but principal de ceft beuure ) fem- ble sopofêr a la commune opinion de tout temps receüe, Iay creu qu’il ne fuffilbit d en- lèigner feulement la conftruétion de la Ma¬ chine a ce propre ; Mais aufly ( pour plus ample fàcistàcti- on) faire précéder certaines propofitions tenans lieu de prin¬ cipes, tant pour faire cognoiftre leffect de cemouuement par là caufe qu’a rendre le chemin plus acceftible aux autres inventions de la phneumatique.
Pour aufquelles par venir. Il fera premièrement a confi - derer, que tous les Eléments, Ibit ümplesou compolès; ont deux mouuemens principaux : Le Naturel 5c f Accidentel.
Le Naturel eft celuy par lequel chaque élément cerche 6c ce tire de foy mefme vers le lieu a luy aflïgne par la pro¬ vidence divine en la création; L Accidentai celuy qui le Meult par quelque puiffance extérieure autrement que ce premier; Et combien’ que plufieurs choies fèmblent fe mouvoir contre leur ordre; mefmes fans agitation ex terne, Sy eft ce que le contraire mouvement leur eft causé pour obvier a quelque accident plus grand que ceftuy cy , comme pour exemple il fera montré que leau monte comte fon cours ordinaire pour éviter vacuité , laquelle eft plus ré¬ pugnante a nature que le contraire mouvement de ceft clé¬ ment ; Ce qui fe verra par les principalles propofitions qui fervent de baie a celle invention les quelles font fondées fur fe principe naturel. Qu’il ny peut y avoir de vuide en la
A fphere
C2-)
fphere élémentaire, dont la terre 5c leau occuppent la partie inferieure,5c le feu 5c lair (qui les circundent) la fuperieure 5c chacun d iceux eft diét pelant ou leger,felon que naturel¬ lement il s’aprocheou elloigne du centre; or en lès quatre il lèra belbing d’avoir egard tant a certaines chofes dont l’air & leau font fublèptibles qu’a celles dont ilz ne peuvent fbuff- rir l’accident,comme leau laquelle, bien quelle lè puilTe en¬ fler par vne intermixtion d’air, ou atenüer 5c convertir en air, par le moyen de la chaleur qui la peut relbudre neant- moings ne fe peut preffer c eft a dire qu’une certaine quanti¬ té deau ne pourta par compreflïon lè rendre occupant moings défpace que là naturelle eftendue, Et 1 air au con¬ traire lè peut reftraindre 5c refferrereftant preflfcou ratifier 5c eftendrc eftant agité outre les autres accidensdont il eft capable.
.Les quelles cholès lèront cy apres demonftrées par pro- pofitions fondées fur 1 expérience, que j ay creües plus con¬ venables a cepropos qued’énueloperle leèturedans vn la- birinthedepropofitions géométriques lesquelles (bienque très exactes) ne font ly convenables a donner inftruétion en ce fubjeét ; comme pour exemple ly I on s’apuye fur celle reigled Archimedes, quedetout humide la fuperficie eft fyherique (lors qu’il n eft agité) laquelle fuperficie a pour centre celuy de la terre vniverlèlle, il s enfujura vne fubje- ftion qu’il faudra tenir aux demonftrations la fuperficie de leau circulaire, laquelle en pareil cas que s il dont il s agit,eft eftimée droicte d’un chacun, 5c cedautant que la diferenceen eft inperfeptible et auffy quelle ne peut caulèr defaut a quel¬ que operation que ce foit : licence (pourtant) qui n eft per- milè en Mathématique ; Cecy donc avec autres raifons m’ont faict obmettre telles demonftrations lelquelles m ont fèmble trop punétuelles 5c fèranotté aulfyque parlant de leau je la prends pour egallement pefante fans y faire de dife- rence combien qu’en cas de befoing il y faudroit avoir egard nottament fy la diference fy rencontrait telle quen leau de certaines rivières dont parle pline, aufquel les tout fè qui ce jette ne peut aller au fonds,comme en leau du lac Alphal-
tite
(3)
dte 8c en leau d Arethufe qui fe vient rendre vers Siracufe r.t cecy a caulè de leur extreme pefanteur, qui renvoyé les choies gi aves au delTus ainly que 1 Argent vif fa 1 e t les met' taux, qui ne s’enfoncent en jceluy (bienquelipuide) d au¬ tant qu il elf plus pelant, et en cecy Ion pourrait aporter vne d il b ne: t ion que les mettaux 8c folides pefans s’enfoncent en leau félon la figure qu’ilz ont, Car en leau ordinaire le eu- jure 1 Argent, 8c meftnes 1 or ne s’enfoncera point s il eft bat¬ tu. en lames ou fevilles tresdeliées,mais s’il eft râmafle en vne forme plus refferrée il coulerera incontinent a fonds ; Et de cecy 8c pareilles chofes je traieferay en vn commentaire llir les liures dArchimedes des poids ôc chofes tombant en 1 humide.
(4)
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DE LA
CONDVITE DES EAUX.
PROPOSITION, I.
Lair fe peut prejjer & leau non.
POur donner exemple de cecy :
S’il y a deux vaiffeaux A et B. de mefme forme, matière, 6c gran¬ deur, lefquelz loint plains deau, il efftref certain qu’en avcun d iceux vaiffeaux leau-ne pourra eftre pref- fee, de forte quilz en puiffent con¬ tenir la moindre partie que ce foit lun plus que 1 autre, mais quilz foint plains d’air feulement je dis que lediâ: air peut eftre preffe. Et en pourra l’un diceux vaiffeaux contenir plus que lautre, ce qui fora demonftreainfy, foint lefdifts vaif¬ feaux A et B.bien clos 6c foudez de touttesparts fors quau fond du vaiffeau B. U y ait un petit tron E. pour y fouder le tuyau E D. duquel l’autre bout D. fora foudé a la partie fliperience. Du vaiffeau C.lequel fora auffy bien foude de touttes parts 6c de la grandeur du tiers de B. ou viron,5c pour faireen ycelluy entres leau avec force il fora befoing fouder proche du fond le tuyau F lequel fora conduict le plus haut que Ion pourra pour donner tant plus deviolence a 1 eau 1 aquelle entrante dans le petit vaiffeau C.fora monter lair qui y eft dans le
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CO ND VITE DES EAVX.
vaifleau B Léquell Contàencîfa plus d’air que A de laquanticéqui c doit en C etain- fy Serai au preffeaudjâ va.ff.au B. Se qui fe verra fy l’on faid un petit trou audid vaiffeau par lequel ledid air forcira avec vehemence, mais fy Ion perffe A tel effed ne fe verra daucanc qu’en icclluy l’air n’eft preffé. Or faut il nouer q?ue bien que kir Ê preffe ce n eft que ,ufques a certain degré quieft vironau tiers : & pour preuve. Sy e vai fléau C elloit auffy grand que B, il feroit impoffible que le did vaiffeau fuit emply d eau, mais creveroit plus tort, &ce acaufeque B n’eft capable de contenir
cane d air, foie donc tenu que l’air fè peut preflèr dans un vaiflcaucloz, jufques a cer¬ tain degre; il y a un autre moyen de mettre l’eau avec violence dans le petit vaifleau par lemoyen d unefèringue ainly que la féconde figure le montre.
, P R o p\ 2.
L eau ne peut entrer en un Vaiffeau qu’il ri en font autant clair fy ce ni fi que l'eau y kit mife avec force. ' J J
T)Our demonftrer cecy foie le vaiffeau A & qu'il y A aye un tuyau X lôudé au couvercle d’icelluy, "& touchant prefque le fonds du vaiffeau, & au bout de dehors du did tuyau foit le petit vaiffeau D, fy donc ! on verfe de 1 eau.dans le di<5t vaifleau elle entrera en A juiques a ce quelle parviene a la hauteur V quieftle bout du tuyau. Et allors l’air reliant enfermé en A, fera que l’eau qui eft en O, ny pourra entrer. Mais il faut noteer en celle reigle que fy l’eau efloit mife audid yaifltau A avec violence, qu'il poutroit effre emply jufques au tiers ou viron, & 'la diète violence fe ferok fy le tuyau X eftoie fort long, ou que Ion y mill l’eau avec laSiringue ainiÿ qu'il a elle did, & qu'il fe void en la fécond figure.
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Qoroîatre.
Il s enfuivra par contraire raifon que fy un vaiffeau ell plain dcau,il ne fe pourra vuider que l’air ny entre, comme loit propofe le vaiffeau ou phiole D qui foit pleine d’eau oie icelle Renverfée en forte que l’emboucheure ou goulon touche 1 eau qui fera mife dans un vaz e, il efî cer- tain que bien que l’emboucheure de la dide phiole foit en bas qu il n en forcira pointdeau d’aucantque lair ne peut entrer pour tenirla place de l’eau fortante.
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P K O T \ 4.
Il ne peut y avoir de Vmde.
• a e^e di& ^ 1 avant propos dont la prevue fe peut coli*
gerau precedent corolaire 8c divers autres exemples dont, en voycy un. s’il
B
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va un tuyau de cuivre B, duquel le Bouc C Toit en leau, & l'autre bout D fpit ouvert affin qui! y (bit mis le pifton A qui kra pareil a ceux dont Ton fe krt pour les pompes' & forces d’eau ?& que le diâf A foie b&n environne de cuir af¬ fin que mettant de leau en E, elle ne puiSe coullercn B. Alors fy A, eO: lève au point F, leau X qui cft au niveau de C montera en B pur occupper autant de place qu’il y a entre A de F, ainfy montera leau plus haut que fou niveau pont ne laiflei de vuide en B.
P r o p. 5.
fyfairefî précédant m wiffeau ou il y aye de leau, <& que par quelque tuyau ton hydmm
f*fi*S?M eau $mm Vl0^ncee
S Y l’air eft preffi dans fe vaiffeati X foir par le moyeu d’une Seringue otî d’on tuyau comme il a elle dia c f devant ii eil cer- tain que lors que 1 eau aura paifagtq elle fortira avec beaucoup plus de force que fy elle fortoiè d* un vaiffeau de feouert comme B,
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P R O P*. 6.
Syt eau decenâàtâc y iolenct dam deux Vaifleaux égaux, m celluy entrera phs.S eau auquel elle tombera Venant du lieu plus haut, & C air fera plus pre fié en icelluy, y aura entre la quantité de f eau contenue eniceux U mejme rai/on ou proportion quant lun a î autre les deux hauteurs dont t eau eft defeendue •
S Oint les deuxVaiflèaux B & C?au(quelx leau UN.
delcende par violence par ks tuyaux M Sc N, des quels N eftanc le plus long, il s Wuivra qui! entrera plus d’eau dans le vai fléau C que dans B} Sc y aura tell ray fon de leau D aO,quilyade la Ion queux du tuyau N au tuyau M, Sc senfuivra au% que dans le vaiflèau C, ou il y à plus d’eau que Pair y fera plus preffé qu’en B, Sc ion en pourra voir î'effcâ: par les petits tuyaux P Sc X, duquel P jettera feau plus haut, d'autant que l’air eft plus preffé/JQ en iceliuy, fon peut par fcmblable rayfon quedcflus| j IB proporrioneq f air des deux vaifleaux aux hauteurs de f eau fortant par les petis tuyaux X, lesquels
Bornent eftre égaux.
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9
C0NDV1TE DES EJVX.
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Proposition 7.
Tomï vttsip&cjuÆ es joit ptjs plus Cil l AIT CjU SU l i’Utt,
Bien que tout corps grave aye toujours en foy fa propre pefanteur, fv eft ce que l’on la confidere aulfy diverfement lelon les lieux ou ilz lont placeêz, comme il eft certiinque le boisnepefe rien en l’eau, d’autant qu'il ne defeenevers le centre de la terre, qui eft le propre de coiît grave . Mais s’il eft en fait, il ^ tombera vers Ion centre avec gravité, purquoy l’on: le peut dire plus peler en air qu en 1 eau : Et a.nfy peut on dire de tout corps encores qu’l 1 l'oit plus pefant que 1 eau , car bien qu en 1 eau iceluv tombe vêts fon centre de gravité ce n’eft pas avec tant de vitefle. Il ne ft befoing icymonftrer de quelle quantité ledia grave eft plus pelant en 1 air qu en 1 eau ren¬ voyant le curieux au livre d’Archimedes des chofes tombantes en 1 humide, eu il eft dertronftré les graves pefer plus en l’air qu’en l’eau de la quantité de 1 eau qui leur eft
ègalle,
Cerolaire*
L’on peut remarquer icyque l’eau eft de divers poids, 6c die on qu au territoire de Cara en Efpiigne, y a deux fontaines en l’une des quelles p ufors cKofcs eftans mifes, coulent au fond, lefqucles eftans miles en lautre flottentaudeftiis 1 on didtla mefme chofe du Lac de Sodome, 6c de la fontaine Aretheufe. Lequel effed vient par lape, fanteur de l’eau, 6c de L on peut interet qu’une mefme choie pekra puis, en 1 eau qui eft plus legerc qu en celle qui eft plus pelant-.
P r o p . 8.
iJetupefe fur ce qui UJoubJlicnt félon ^hauteur.
l’Ay donné ceft exemple d’autant que fut ce fubjeft plufiures fe font trompes qui ont Jpenféeflever l’eau, & neconfiderant pas fa peûnteur lors qu elle ^nt a eftm c-
flevée fort haut ce qui eft donc entendu par cafte propofinon eft que la foupapc C e
fiant au bout du tuyau M, pour foublW l’eau qu. eft dans le did tuyau que 1 eau pefira fut icelle félon quelle lèra haute dans le tus au comme «
pofons que l’eau foit tnife jufquesau lieu D. Et qu icelle
pefeîo livres, fy l’on emple le dift tuyau julques en t , '-\ui
eft encor une fois autant, elle en pcf-'ta 40. & ly 1 on .a dou¬ ble derechef elle en prfera 80. Et félon le plus ou momgs de hauteur que l’eau auradans le tuyau M, oupap- fera plus dtfficilleoufacille a lever, ce qu il eft belomg de confiderer, lots que l’on veut enlever 1 eau fort haut, a thn de proportionner la groffeur des tuyaux a leur hauteur de lotte que l’eau qui eft en iceuxnefoit trop pelante pour la force agilfante, il faut aufly notter qu’aux Cifternes la force cc lcau ne doibtpas eftre ptife du fonds, ouïe tuyau eft loude, mais de la luperficie de l’eau qui eft en icelles comme il fevoid aux cifternes A.B, donc l’eau de B, a plus de force, par ce qu elle eft plus hauce que A bien que les tuyau,, ui. d’egalle grofteur 6c longeur,
8
THEO^IQVB VE LA
PROP. 9.
L'eau, naturellement monte au niveau du lieu ou elle part»
Elle Proportion efl fort intcllegible qui veut dire, s’il y a une Source B, de laquelle l’eau entre au refervoir C, s’il y a un tuyau D mené dire&ement ou obliquement, l’eau y montera jufqties en E, qui efl le niveau, ou hauteur du haut du v aiilcau C, que fy lediéfc vaiffeau ne- floit plain que jufques au point F, l’eau ne Qi ( ^
roonteroic par D, qu’au point G niveau, du diél f . Et bien que le tuyau Portant du vaiffeau C ne fufl mené fy haut, fy l’ex- rremité du tuyau par ou l’eau fort efl petite & le tuyau gros, icelle montera jufques a fon niveau,* mais comme les bouts par ou fort ladite eau font gros, l’eau efl: deffail- lante en fa hauteur, cecy ce void en la figure par les petis tuyaux X.Z.P.
innuIHiTJinrmi
P R O p’. lO.
Vu tuyau tortupar lequel l eau efl afprée.
Tuyau efl en ufageen quelques endroits, Et aefté^traidé par Héron Alexan* ( drin,Mais il ne la fallu obmettre, d’autant quil tombera quelquesfois en ufage pour noflre fubjeél, 6c aufîy pour en faire entendre la raifon, ce tuyau donc efl appelle par quelques uns flphon. Et a iceluy le bout qui fè met hors le vaiffeau plus long que l’autre; Etfy fonafpire fairquiefl dans le diéltuy» au, lors qui! commencera a cooller il ne ceflera point qu il rfaye vidé le vaiffeau jufques a la hauteur de lautre bout ;
Et ce qui peut fembler eflrange en l’effeél dudiét Siphon, efl que l’eau monte plus haut par le diét tuyau que le deffus du vaiffeai^cc dtqouy la raifon fera donnée ainfy, foit le vaiffeau B.
Et le Siphon foit CVX. Et que le Commet d’icelluy foit V, 6c le bout VX plus long que VC, Lorsque l’on auraafpiré par le bout ÎVfiair qui efl en icelluy, feau du vaiffeau B entrera pour occuper la place, or eflant plain, feau contenue depuis V juf quesen X, eflant plus pefante que celle depuis V, jufques en C, ce:qui la fera couller vers M,mais comme celle eau ne peut fortir du tuyau fans qu’il y entre quelque choie pour occuper fa place, & l’air ny pouvant entrer par au¬ cun endroiél l’eau du vaiffeau B, y montera jufques a ce qu’il viene a fe vuider a h hauteur de C, dcallors l’air y entrant fera cefîer le cours.
PROP . II.
Lj m autre efpece de Siphon, & comment fon en pourra afpirer feau par le moyen d' un autre
mai fît au.
L On peut faire diverfes maniérés de Siphons, mais envoycy une qui femble la plus différente qui non obflant efl apuyée fur la mcfme raifon que la precedente.Soit le Vaiffeau B & foie au fonds fondé le tuyau DC paflant au travers* puis foit mis un
bout
CONDVîTE DES EJVX.
bout de tuyau AXZ autour dicelluy. Et que le bout X foit cloz, 8c foude de forte que l’eau ny puifle entrer que par A Z, or faut il que AZ ne touche le fonds, ceft pourquoy le tuyau AXZ fè# ra ataché au tuyau D par deux petis tenons M 8c N. Et faut notter que le di6t tuyau AXZ doibteftre fai<5t de telle grofleur que l’eau conte¬ nue entre icelluy,& le tuyau D,foitegalle à 1 eau qui eft dans D, ce qu’eftant fài<5t l’on pourra afpircr l’eau par D, 8c fera le mefme effedl que la precedente, mais fi l’un ou l’autre d’iceuxfiphons con ten oit tant d’air qui’il ne peut eftre attire par l’afpiration,il fërafaiîtun vaifleau P,bien cloz 8c foudé de tourtes pars, Et y aura un bout F pour emboitter avec D, lequel vaifleau emply d’eau. Et joint F & D enfèmble fans avoir air, allors que l’on tournera le robinet R l’eau qui fort du vaiffeau P attirera fair du fiphon, 8c luy donnera cours.
PROP’. 12.
Veau coulle egallement parle moyen du Siphon fy le bout par lequel monte f eau dam le ditl jiphon touche feulement la fuperficie del eau du Vaifleau*
ACaufè qu’aux tuyaux precedents, l’eau ne court pas egallement ai ns eft beaucoup plus lente à la fin qu’eau commencement il fe verra ien ceft exemple comme il pourra couller egallement, ceft que fi au bout A du tuyau AC. il eft mis un petit vaifleau de quelque matière qne ce foit pourveu qu’il puifle flotter fur l’eau Et au tra¬ vers icelluy (oit pafle le cuvau AC par le bout, A de forte que le bout touche la fuperficie de 1 eau, il eft certain que le bout C coulera egallement ce qui ne fè faiét aux autres fiphons les quells coullent tousjours plus vifte au commencement qu’a la fin.
P r o p’. 15.
Tins la force agiflante ejl efloigneée du centre de l agitée, (y plus elle a ne foi ce.
LA force agitée eft entendue par un arbre ou effieu marqué par DAM, avec le
roüage XO. r . r .
La forc'aoiflanteeftreprefèntée parles trois roues marquées BF.CV.ee 8. *
les font de diveifts grandeurs ceft af Ravoir BF de deux pieds, de Diamettrc de quatre pieds, 8c le plus grande de hui& pieds ; le dy que fi chaqu un e ces rcu.s “ft tournée fèulle 5c a parfoy par une egalle ou mefme force, (loir par edi ou p<r :ontrepoids) que le mefme poids ou force appofee a L plus gran c ioù- marquée 3. fera mouvoir l’arbre DAM, & rouage XO. deux fois plus puiffamcnt que h e
nefme poidz ou force eftoit appofêe a la roüe CV. (ainficn e.a 1 entr.
C
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THBOtLl&fB 2>B LJ
BF.) Et ce d’autant que la circonférence de la roue marquée 8. eft plus efloignée du centre de l’arbre que la roüe CV, & CV plus efloignée que BF, C’eft purqooy il fera conclu que plus la force agiffante eft efloignée du centre de l’agittée, tant plus
elle aura de torce. „ , ... n
De cecy refaite, la raifon du levier, lequel a plus de torce, lors qu il eft meu pM
le lieu le plus efloignée du fardeau.
Et de cecy parcellement defpent la raifon de l’arbre de la prefle a viz qui eft une machine detresgrand effait.
P R O H-
$> une roüe a l'axe de laquelle eH quelque poids . eft tournée par divers pignons Je pignon le plus petit ftra capable de faire mouvoir plus de poids y Mais U ne fera tourner la roué ftVifte, <sr y aura telle raifon ou proportion de la quantité Sun poids àlautre} que la difcrence du nom* bre des dens des ditts pignons les temps de ïefleVation des graves aura aujjy U mejme proportion l'un a l'autre .
SOit la roüe dentellée A dont le nombre des dens foit 100, fy icelle roüe eft menée par divers pignons . Et qu’une mefme force les agite, les pignons dont le nombre des dens fera moindre donnera plus de force à la Roüe pour eflever quelque fardeau. Mais la di&e roüe tournera plus lentement comme il eft di& ; Et en voycy l’exemple, fy la Roüe A eft tournée par le pignon C de dix dents. Et qu’elle foit capable de lever un poids de 200. Et qu’au lieu du pignon de 10 dens, elle (bit tournée par un de 5 alors icelle aura la force de lever 400. mais corne le poids eft dou¬ ble en pelànteur au premier, aufly fera il encor une fois autant de temps àmonter.parce que le pignon cftant to, & la roüe cent, il ne faudra tourner lediét pignon que 10 fois pour faire l’entier tour ou révolution de la roüe, mais au pignon de 5 il faudra qu il face 20 tours premier que la tourner d’autant que le nombre 5 eft contenu 20 fois au nombre 100, Etain fi comme le pignon C eft doubleau pignon F, le poids
COKDVITM DR S EAFX. A.
cicvêpar F fera double du poids eflevée par C. Et le temps de feflevation feraaufli double.
P R O P.
Sj deux Vfyües font egalles de forme O* de matière, qu'aux Axes d, icelles y aye poids intm gnux} il^ ne pourront efire agitées par une mefme fonte en un mefme temps ,
(^Eftépropofîtion en quelque forte refulte de la precedente comme il fc verra en la ^f^O'nltration, Ibint les deux roues egalles D & F de 96 dents. Et que a l’axe oit un poids de $00. Et en B un de 400, Et fôit pôle que le pignon T, de 8 cnsmouvcle diélpoids par lemoyende la force d’un homme, il efè certain quel! °n™'c en r°ûc F, un pignon égal de T, que le mefme homme,ou la mefme force qui udeiïKnteftoit ballante détourner T3 ne fufira pas pour tourner un pignon a
12 THEO^IQVE DE LA
luy égal en la roue F, acaufedupoids, V qui eft plus fort que M, fi dont Ton veut faire mouvoir le diét poids, V par la mefme force, il faudra mettre en la roüe F, un pignon qui aye telle proportion a T, comme le poids M a au poids V, or cftant le pignon T de 8> il faudra faire le pignon X de 6, d’autant qu’il y a mefmc raifon de 8 a <5, que de 400, a joo, Et eftant le dift pignon X de 6 dcns agité par la force lus dide le poids V fera meu, mais non pas en un raefme temps, a caufè qu’il ne faut qucii tours de T, pour faire tourner D. Et il faut 16 tours de X, pour faire tourner F.
Proposition 1 6.
5 y jeux p fauteur s inegalles font tni/es aux extrémités d'une Verge, e? qu'icelle foit fufpendue en un point qui la divtfe en denx parties ayant l'un a l'autre la me [me raifon , en longeur que iceux graves ont en pefanteur < i ceux graves bien qu inégaux feront équilibrés , fi le plus legerelt mis au bout du plus long cofiede U Verge .
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S Oint les graves inégaux O & E, & que D foit 15. lievres, & E 6. je dits qu’eftans au bout de la verge AB, fi icelle eft fufpendue en un point comme C } Et que la partie AC, aye telle raifon à CB, comme le poids E au poids D,iceluy D eftant au bout le plus court de la ligne, ne pefera point da¬ vantage que E, qui eft au plus long bout d’- autant que le poids fè rend plus pefant a proportion de fè qu’il s’cfloigne du point qui fufpend la verge j Or icelle verge eftant de 7 parties elle fera divifec en forte que F un code aye 5 &lautre 2. quifèra lameime raifon des poids \y & 6. parce que 6 » efi les deux ciuquiefme de 15, comme i left de 5, que fy la diference des poids, D Sc E eftoitplus grande, ou plus petite, ilz feront tousjoures équilibrés fi la verge eft fufpendue en nn point qui la fépare ainfi qu’il eft didt j Etil s’en peut voir quelques exemples aux figures fuivantes P dont les différences font autres que celles icy.
(for qU aire.
Il s’enfiiivra de cccy que deux graves e- gaux ne feront pas d’une mefi me pefanteur s’* ilz font mis aux bouts d'une verge fui pen¬ due en parties inegalles. Et faut notter que encor que les deuz coftez dç la verge fuflent équilibrés s’ilz ne font d'egalk longeur les poids egauz y peferont diverfement, comme pour exemple fi la verge AB eft fufpendue en C, de forte que CB foit plus long que AC, d’une quarte partie. Et que neantm oings AC, Et CB foient e- quiîibres a caufe que le bout AC eft plus gros que le bout CB, nonobftant quoy les graves égaux D 8c F, eftansmisaux extremitéz, F peferaune quarte partie d a¬ vantage qui eft la diference de BC. a AC.
Prof,
C0NDF1TE DE S EAFX. n
P R O P*. I/.
Lemoiende faire fermer y&* ouvrir les D^obïiietts par U moyen de l eau, en la Machine phn cli¬ matique A ' *'
Î*' N la conflruéfion de la Machine phneumatique qui faiél monter l'eau plus haut j que la Source. 11 (era bdoing d’un Vaiffeau lequel ( par le moyen de l’eau) monte 8c Jefccnde pour taire tourner les Robinets, c’efl pourquoy jay mis icy quelques exemples, delquelz l'on pourra choifir le plus convenable tant pour celle Machine que pour aunes.
f j i . . T . , J ‘ * ' t f ,
Soit donc en premier lieu le Robinet A, lequel il faut tourner par le moyen d’un vaiiTcau,il faudra premièrement y mettre une clef KE, laquelle aura deux branches B 8c D,qui leront longues félon que lediét Robinet 1 era tort a tourner comme il fe peut coliger delà 13 Propofîtion. Étaux bouts des deux branches B & D, fera 2 chai* nettes au cordes, a l'une defquelles fera le poids L, & a l’autre le vaiffeau M, or ell il befoingqu’icelluy poids L foit plus pelant quele vailfeau M, quand il ell vuide, mais quand lediét vailfeau M efl plain, il faut qu’il foit plus p lant que le poids L, affin de faire tourner lè cokde collé & d’autre, or voycy l’effeà du vailfeau dans lequel y aura le fiphon, lequel fera un peu plus bis que la haut du vailfeau • Et fera lediél Si- phon plus gros que le tuyau qui donne l’eau au vailfeau, quand M fera vuide, le poids L fera tourner le Robinet vers foy, mais comme le tuyau H, aura emply M, alors lediél M pelant plus que le poids L ramènera le Robinet versfoy , Et alors le liphon commençant a couller rendant M plus leger que le poids L, &ainfilc robu net fera retourné.
Il fe peut aulfi faire un autre vailfeau comme F. Et qu’il foit fui pendu dedans l’ance de forte qu’il foit mob. lie par le moyen dedeux piuots , Et qu’il le puilfe renverfer, 8c rdpandre l’eau lors qu’il f-ra plain 5 Et pour ce faire il ne faudra pas qu’iceux piuots foienc opoftz diamctrallcment, mais plus d’un colle que de 1 ancre, or a caulc que le didfc vaiffeau eflant vuide fe renverferoit de luymefme, il faudra mettre au colle le pins lé¬ ger le petit contrepoids £, pour le rendre équilibré, cecy eflant aiéï s’il y a un poids comme a efle diéi a la precedente Proportion lequel loic plus pelant que F, icelluy vailfeau F, fera en haut lors qu’il lera vuide, mais comme il viendra a s’emplir a la moytiéefhnt plus pelant que D ledidt vailfeau defeendra vers F. Et eftan: tout plain il tresbuchera vers X, fe qui le vuidera tout, 8c le rendant derechef plus léger
D qus
i4 T HRO%lQVE DR LA
que le poids • il remontera en Ton premier lieu, ou il fera tant qu’il foit retnply pour defeendre. la râifon de i«n tresbuchement ie peutcoliger du corolairc de la 1 6. Propo¬ rtion. Il fe fai étauffi une autre manière de vaifleaupour mefme effait, que les prece¬ dentes comme vous voyez en la figure SZX.
P r o ?’. 18.
DE LA SOVfAfE OV S O/STl^ALL.
JL fera auffi befoing pour l'intelligence de la fui- vante Machine de faire demonflration de la Soupape de cuivre laquelle s’ouvre par intervalles affin que par icelle l’air entre dedans les vaiflèaux de defibubs, &fé referme fors que les diéts vailTeaux £è- ront plains, affin que l’eau ne forte par icelle. Laquelle Soupape fera figurée ainfi foit H I K L une petite boette de plomb d'un poulce, &demi de Diamètre, ou viron, & de ^ poulces de long, & qu’elle foit fort bien fondée. Dedans icelle boette efl la foupape GDCE faiét en cefle forte. GD efl un petit tuyau de cuivre virori de ~ de poulce. Et vers le bout D,y a deux petites potences F qui fulpendent la languette
ou foupape de cuivre C, laquelle s’abaifle fitr le trou D, pour le boucher quand il cft befoing, il y aaufïi a la boette HIKL, un petit tuyau XM, dont le bout d’embas eft foudé au tuyau OC, Or pour voir l’effeétde ladite foupape. pofbns qu’il y aye au tuyau CO, deux tuyaux, l’un pour le vuider, & l’autre pour l'emplir. Et foit le tuyau X bouché, qui efl celuy qui emple lediét vaifleau, Et B foit ouvret alors l'eau qui fort du vaifleau afpiiera l’air par le petit tuyau DG, Sc fera lever la languette de cuivre C, & B eflant bouché, elle fe refermera* Et quand l’eau viendra a emplir les vaiflèaux CO, Sc H KL ladiétc eau p ou fiant la foupape contre le bout D, il n’en fbrtira point d’eau.
Proposition 19. Du Qÿbinet à quatre eaux.
CEfle figure i uivante efl mife pour mon * flrerplusdiflmélementla façon du ro¬ binet D, duquel le baril ou emboite- ment efl percé en 4 endroits, Afin que la clef C, tournant de coflé, Sc d’atitre au temps re¬ quis façe confier l’eau quelquesfois par E,
Sc quelquesfois pir F, Et celuy de ces deux F ou E coulera, lorsque le trou de la clef C convindraavec le ficn, il fe void aufïipar le moyen du vaifleau M, comme le Robinet Jfi ie ferme, lors que l’un des tuyaux s ou¬ vrent lors que lcdiét tuyau le refermera pour faire courir l’autre, Alors le Robinet s’ouvri¬ ra derrechef par le moyen des contrepoids G L. Et des poulies K, ainfi qu’il fevoifi en la figure.
DE-
CONDUITE DES EJVX .
*5
VE SC<î{ITT10?i' VE LJ MA QHlNE ? LAQUELLE
■partie de l eau ejl enlevée plus haut que JaJource.
POur venir a la fabrique de œfte Machine (oit premièrement fai£t 4 tuyaux de ? cuivre, ou de plomb d eipelïèur luffilantc a porter Tefforc de Teau 6c de l’air^ Et qu iceux foient de grofTeur 6 poulces en Diamètre, 6c de longeur 6 ou 7 pieds, marquez par A, 6c qu’au bout d’iceux Toit foude au fonds des petits tuyaux E, pour faire que l’eau fe communique des uns aux autres, plus foit foudé 4 petits tuyaux F, au haut des tuyaux A, afin que l’air fè communique des uns aux autres^tem foie foudé 4 petits tuyaux marques 3, qui feront ceux par lefquelz l'eau montera - Et qu’ilzfoient
4
fibudes
10 THEO'RJQJ' E DE LJ
{oudés au travers du haut des gros tuyaux, & le bout entrant dedans prefques jufques au fonds plus il f.ra faift quatre autres gros tuyaux pareilz aux premiers le quel z le. rontpoféz autant plus basque l'on voudra faire eflever l’eau plus haut que la lource, qu’en ic ux foient toudéz les petits tuyaux D, aufin que 1 air y entre, lors miel eau entrera dansles tuyaux C, Et poutce feront ilz fondes au haut qu il y ayeau(li4tuy- aux I communiquans toutte l’eau dans le tuyau GH, & que au bas d iceluy foit onde le robinet L, &au de(lus,& au haut foit foudé la foupape K. laite comme elle eft dclcripte cydevanten la 18 Propofition, & foient rendus les tuyaux D & F, com¬ muns par un feul tuyau, plus foit fai a un petit vaiffeau S qui aye les Bons vrron de la hauteur d un pied, & que fur le fonds d iceluy ioit fou le pat le bas de 1 emboiteurc le Robinet N, auquel Robinet feront les tuyaux O & P, lequel P yra jufques près le fonds d’un des tuyaux A;& O fera conduia julques près du fond des tuyaux C. Item au haut. du vailfeau S foitle petit tuyau V, pour donner 1 eau dans le vail- Ran Y quand il en fera be(oing,&qu iceluy vaiffeau Y foit de cuivre ayant un pe¬ tit trou au fonds quand a fon mouvement il a efte monlfre aux exemples precedentes,
11 faudra aulîi un contrepoids. M,affin que lorsqu, le vailfeau Y fera vuiJe il ramene par (a pefanteurtant levaiflfauque les robinecz en leur place par le moyen des chai- nettes & poulies X. Il y aura aulïi au bout des tuyaux marquez ?, vn vaifTeau mar-
/ , pour recevoir l’eau qui par intervalles y fera mife par lefdiâs tuyaux, & pour la rendre par le tuyau 7. qui courra continuellement eftant iceluy égal en groileur a deux
àes petits tuyaux marquez 5, lefqudzeüevcront l’eau plus haute que la lource d autant de hauteur qu’on voudra peurveu qu on aye la place pour poter les tuyaux C allez bas D’autant que plus les tuyaux A & C feront efloignez,& plus 1 eau montera haut dans le vaiffeau 4. Voyla quand à la Fabrique, & dilpolicion des tuyaux nous vien¬ drons maintenant a l’effeft Soit la hauteur de la.fource T, & que 1 eau entre dans le vaiffeau S & que le tuyau P foit ouvert. Alors les vaiffeaux A s empliront, &
lorsqu ilz feront plains, l’eau commencera a couler par le petit tuyau V dans le vaif- feau Y lequel venant a s* emplir, (& rendre plus pefant que le poids M,) defcendia vers R & bouc! eracant le Robinet L que le tuyau P, & lois 1 eau tombant dans s coulera par le tuyau O dedans les tuyaux C, defquelz l’ait forçant parles tuyaux D viendront par les tuyaux F, preffer l’eau qui eft en A, & la contraindront monter nar a or quand A feravuide, Se C plain, le vaiffeau Y ieraauffi rendu plus leger par lemoyen du petit tuyau Z, qui vuidera ledid vaiffeau viton au mefme temps que C s’emplira venant donc iceluy vaiffeau Y a remonter en fon lieu.P s ouvrira comme il eftoit auparavant pour faire remplir les tuyaux A. Et ainfi fe mouvera celle Ma¬ chine continuelemcnt par laquelle l’eau eft enlevée plus haut que 1 a fource de la hau.
teur qu’il y a des tuyaux A, au tuyaux Ç.
Voicy ce qui eftoit à demonftrer touchant celle machine, qui entre tourtes ma¬ chines pneumatiques eft celle, qui avec moins de force fait eflrvet plus d’eau. Et auand aux autres inventions tant pour conduire 1 eau des iources ou iuineaux. Ou pour les rendre navigables. Ou pour ellever hors des rivières par divers moyens, grand abondance d’eau pour lutage des villes, maifons royalles ou pallais, cela fera demonftre cnlafuitte de ce quedtffus..
Il efl icy à notter que les ajfoemhlages de charpente farquoy font po/és les tuyaux ; trataché les fouilles aux figures precedentes yne font icy deferiptes, a canje qu ils auraient empeche de yoir ( a pla n ) touttes les particularité ^ de ctfoe machine.
L’EX-
FORCES MONTANTES. 17
L’EXPLICATION DES PLANCHES EL.
figvres s vivantes.
PREMIERE PLANCHE, Figure 1.
four faire lever ( eau par le courant! une <%iviere,&- la force de h Pompe. ^
Este machine vulgairement dite pompe, eft appellec Je vitr uve & de Herone Machine Stefibique, retenant le nom de 1 inventait J tccLe^in fut Stefibie Alexandrin, je monftreray trois moyens pour le lcrvii a elle, ver l’eau parcelle machine, le premier fera par le courant d une micie Mi-a» ( comme la figure le demonftre) ou il y a une roue a eau, & a cnacun bouc^ei^S’e de ladite roue il y a une maneuelle d e cuivre lotte, & oalunte pour ou- llenir la force & pclanteur de ladite roue & fi ladute roue a dix pieds de ■■■> ge,e ohm pieds de diamètre lefdites manneuelles auront au moins quatre pouces en qu • >e, ci
Eront arS es au milieu Ju places marquées A. & (oit aulTi deux pièces de bo.s ieront arrondies au uuucu r i ^rainftéesdanslebrasdcfdiresman-
nommécslcuiers marquées par les lettres . ^ Pr p nrrpi C h iiflera & lef-
neuelles lefquelles quand la roue tournera, 1 un fe lèvera «c 1 autre saba.Ucra & kl
diK leviers feront aulfi aiuftezdans les deux bras ou brancars marqu.z D.E. let- qu is en haùffant feront hauffer les f aux, oufoupapes des pompes alternativement, &ahftf Veau montera dans le vaiffeau F. & de là onia pourracon on vou
dn cm and à la hauteur quelle doit monter, je fuis d avis qu il ne la faut convaincre àmo'nter'plus de trente pieds de haut avec une feule pompe, comme feaenle^c au
r-sSeta.kgL»,.,. g. «ait t»» i. ss1 “fis : ;
(lient Veau, quand les Veaux ou foupapes des pompes ne 1 ^
la oratioue ordinaire que l’on a des pompes, donnera facile intelligence :<L «Uc au
fera le diamètre du dedans des barils de dix ou douze pouces, qi^ baiflent
hlun nficie dutÎiî & L leTÙ; il eft certain que l’ait palTetoit à travers de Veau pat boufilons,& rendroit la machine inutille, & Vpeciallement j
ter au deffiis de quinze ou vingt pieds, c eft pourquoy on pu . c, -1
ceft accident n’advienne la proportion auls, des tuyaux M- N O front d q^ pouces en diamettre, fi les barils en ont douze, fi ldd.es barils font plus pairs,
tuyaux feront à 1 advenant aufïi plus petits» _ _ _ _ _ _ — —
“ LVmie*TICTrMT.T1ËCÔNP6 FJCVRE, PLANCHE IL
Mtre moyen de lever (eau, par le moyen d un rutj]ca,u
ESTc autre façon de lever l’eau, fc fera avec un Ruirteau d eau efteve -- 11 ' -
S3X b-.- *- tUb«« --».*» «î*
a . , rv * r. . Vautre coite pienai a la.
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FORCES MO y FAITES.
EXPLICATION DE LA PLANCHE III,
four efleVer une eau de fource ou de rlYiere par la force des chevaux.
AIS s’il n’y avoit rivière afléz forte, n’y ruifleau courant, l’on pourra eflever I eau pai L moyen &c torce cl un cheval, ou de pluheurs, félon la quantité & la hauteur que l’on defire, ce prefent deflein et fait pour eslever ladite eau 60 pieds haut, &: qu :tre chevaux en lèveront viron 60. muis en une heure de temps, qui font viion 30000. livres pelant. Soit donques premièrement un arbre de bois bien c roit, un pied en quare, 8c 60. pieds de haut marqué A. lequel tournera entre deux pinots, & en haut près du bout il y aura une roüe dentelee de 24, dents marquée B. la¬ quelle fera tourner une Lanterne ou pignon de 12. branches marqué C. & de dixhuic dents de tour, marquée D. Mais il n’y aura que neuf dents en la moitié de la circon¬ férence, 1 autre moitié demeurant vuide, & y aura auft deux autres roues, marquées E. & b chacune de la grandeur de l’autre, &aufli de neuf dents à chacune roue, & fe¬ ront toutes trois polees les parties dentelees en haut, puis faudra pofer une poulie au celius, marquée G. ou ferapaffé une corde, laquelle auffi fera atachee ferme par les deux bouts aux arbes des roues E. & F. en forte paffee, que tournant une defdites roüeS 1 aut/c & PllilTe détourner, comme il fe pourra voir, & mieux confiderer en la F:gure de 1 Ortografie fuivante. En apres faut bien pofer lefdites roues E & F. contre celle D en forte que D. tournant toujours d’un mefmecoté, face tourner E. un de¬ mi tour, & alors quelle fera en la dernière dent, la première de la roue F. feprefente- ra contre la roue D. à caufe que celle de E. la fait détourner par le moyen de la cordé & poulie commune G. & apres que ladite roue D. aura atrapé la première dent de 1. continuera jufques à la neufiefme, Sc apres la première de la roue E. fe nrefenteu derechef, & aint les deux roues E. & F. tourneront- & fe détourneront alternative¬ ment un demi tour, & aux axes H. & L. feront atachees deux fortes cordés, lefquelles lèveront les deux Seaux qui vont dans les barils M.N. & auront viron trois pieds de icu, hauflfant Sc baillant, Sc feront faits de cuivre, bien aiutez dans les barils, de qu’ils pu 1 fient defeendre d eux mefmes, fans etre contrains d’etre pouffez en bas, & ainfi 011 ne mettra nul cuira l’entour defdits Eaux comme on fait ordinairement aux pompes communes, & faut noter que tant plus les féaux hauffenc vite, tant plus d’eau s’efleve- ni, ce qui fe peut obferver en toutes les façons de pompes.
Faut auffi noter que les deux pièces de travers O. F. ne doit être qu’une piece, à la- quelle le doit foi idre 1 autre travers fE dans lequel travers, tournera les quatre piuots
*-S rOUCS 13 • ]Cj • JP •
EXPLICATION DE LA PLANCHE 1111.
Cijle flanche donne plus ample demonjlration de la precedente par le mokn de ïortogr aphte.
JTJOVR donner pins faciîle intelligence de la precedente figure, j’ay reprelenté icv Jj., le plan d<- 1 oitogiafîe,à fi 1 que par ice’uy 1 on puiffe encendre le mouvement 8c rencoutie d^.s n o.s roües E. D. F. loyent donques lefdites roues de chacune o. dents en la moitié de la ciiconicrence,& que les parties dentellees d’icelles roues foyent tournées en haut, en force que la première dent de l’une, s’acroche avec la roue D. qu^nd la deiniae ue l autre roue pafle outre, & faut qu il v aye une corde marquée R S. paffante dans une poulie marquée T. laquelle fera attachée ferme aux deux axes’
comme
/
FORCES MOVVJHTES. ]9
comme il fe peut voir en la figure, en force que fi les dents de la roue E. fontacrcchées, de la corde qui eft ferme à l’axe de ladite roue fera tourner celle de F. un demy tcur,& fera prefenter la première dent V. quand la Jernicre de la roue E. marque "x. paf- fera, & ainlî la roue F. failant Ion demi tour, fera defiouiner celle E. au n? ci me eftat que devant, tellement que par le moyen de ce demi tour ( allant & venante) le ièau de la pompe le lavera &abaiflera, comme fi c’citoit une maneuelle tournante, & la différence qu’ill y a entre ladite maneuelle <Sc celle prefente invention, ell que ladite mannelie ne levant le feau perpendiculaire, comme fait celle prefente invention, la¬ quelle efl beaucoup meilleure, melmement que pour lever i\au fi tresli iut &en tel¬ le abondance, il faudroit que lefdites maneuelles fuffent trcfpui flan ces, comme a elle dit par cy devant- & aux machines prefedentes pour lever l’eau, par le moyen des roues à eau, fi f on ne pourroit bien faire lefdites maneuelles, l’on pourra ufer de celle prefente iuvention, quand aux bareils, fi fon veut efpargner la quantité de cuivre ou plomb qu’il faudroit avoir, en les faifants deirezeou quatorze pieds de long, on les poura fai ¬ re feulement de quatre pieds long, de lagroffeur du Eau, comme il le peut voir en celle figure, puis emboîter deflus un autre tuyau plus menu. Z. Y.
EXPLICATION DE LA PLANCHE V-
‘Four faire une Or ologe a^ccle coûts d'une fontaine naturelle laquelle pourra faire fon cours
tresjufte,Jans efire Jnbjette a ejlre montée journellement .
SOI T le cours de la fointaine au tuyau marqué A. lequel fera gros par dedans vi- ron comme une plume à claire, dont l eau tombera dans le vaifleau B. auquel fera deux tuyaux, fçavoir un marqué C. fbudé contre le l'end dudit vailfeau, au- quel il y aura un petit robinet D. après il y aura un petit vaifleau trébuchant, marqué E. 8c ledit vuiffeau fera attaché à un petit levier marqué F. G. fait comme la figure demonflre , lçavoir avec une charnière poür ployer Feulement d’un codé, 8c le bouc dudit levier fera acroché dans une des dents d une grande roue, marquée Fi. I. en forte que le vaifleau E. bardant, le bout G. lèvera la denc acrochee, un peu plus que d'une dent, afin que le plus grand levier L. tombe dans la prochaine dent, 8c face arrefler ladite roue H. 1. il y aura auffi un contrepois marqué O. attaché au Evier F. G, pour abaifler le bout G. quand le varlTeau E. fera vuide,& ainii l’eau tombante dans ledit vaifleau, quand il fera un peu plus pefant que le contrepois O. alors il s’abaiffera, & fera lever le bout G. 8c haufler ladite roue H. d’une dent, & l e ru tombante touf¬ feurs emplira ledit vaifleau, & le fera renverler,& alors le contrepois O. lequel fera plus pelant que le vaifleau vuide,r’abaiflera le bout du levier G. «Seceluy d’enhauc L. tien¬ dra la roue en eflat qu'elle ne pourra retourner, 8c faudra que ladite roue aye foixanre dents, 8c auffi que 1 eau qui tombe dans le vaifleau. E. foie tellement aiuflé avec le ro¬ binet D. que chacune minute d’heure, ledit vaifleau fe puiflè rmvcrfr, 8c par fe moyen la roue H. I. fera un tour en un heure, «5c apres I on pourra, faire qu’il y aura un pignon à 1 arbre de ladite roue ayant fix dents, lequel motivera une roue de fcp* tanredeux dents 8c par ce moyen la monflre de haut M. monflrera le cours de douze heures, 8c celle de basd une. Et quand ledit Orologe lera bien ajuflé. elle continuera longtemps fans varier, faut auflî noter qu’il faut que feau du vaifleau, B. foie de la hauteur du tuyau P. a celle fin, que ladite eau tombe touiiours egallement dans le vatfe feau tresbuchant, 8c pour ce faire faudra qu’il en tombe un peu plus dans ledit vuiffeau qu il n en forte par le tuyau C. 8c le furplus fouira par le tuyau P.
' E 2 L'EXPLI-
FORCES MOVV JîiTES.
EXPLICATION DELA PLANCHE VI.
Tour contrefaire la voix des petits ojfeaux par le mnjen de l’eau «ÿ- l’air.
/.
SOIENT deux vaiflèaux marquez A. & B. celuy de A. fera remply d eau, & celuy B. bien clos & foudê de tous codez, puis faut foudcr le tuyau CD. un bout contre le fond du vaifleau A. & l’autre paflant en la partie fupeneure de B. & que le bout D. foit autant diftànt du fond de B. comme il eft befoin pour laifler palier l’eau. Faudra avoir un robinet marqué P. audit tuyau, pour ouvrir & ferrer quand befoin fera: faudra encore faire un tuyau G. H. par lequel 1 air paffera a tra¬ vers ledit vaifleau A. ou bien fera conduit au lieu où l'on voudra faire chanter les oy. féaux audit bout fera ajufté un petit fifflet femblable à ceux que font les fadeurs d or- eues/pour reprefenrei le chant d’un roffignol, & ledit fifflet trempera dans eau, & ’ainfi quand l’on ouvrira le robinet F. l’eau defcendera au vaifleau de bas &lairqui eft audit vaifleau fortira par le tuyau G. H. lequel fera firfler le fifflet qui eft au bout dudit tuyau, & auprès d iceluy l’on pourra poler un arbrifleau artificiel, deilus eque l’on mettra quelques oyfeaux de bois ou métal peints comme le naturel.
Quand a la figure du globe D. B. il peut fervir à donner plaifir en jettant leau fort hault par le tuyau A. lorsque l’on l’aura mile en icelluy avec violance par la fie.
ringne C.
Et pour la maniéré au lieu marque K.
du fifflet trompant en l’eau, il fe voit figuréen la fuivante figure
EXPLICATION DE LA PLANCHE YII.
T sur adjoujlcrau chant des oifeaux [i devant un figne, ou autre figure qui boira, ou a/pirera autant d'eau quon luy prefentera Joubs le bec.
IL y a feullement cecy de different à la precedente figure, ceft que le vaifleau d’en- 1 hault marqué A. eft clos & foudê de courtes parts, il y a un petit réceptacle ou en- tonnoir N. pour l’emplir lequel eftant emply & iceluy N.bouchè,lors quevous ouvrires le Robinet F. l’eau entrant au vaifleau d’embasen ferafortir l’air pour faire chanter les oyfeaux, & l’eau forçant du vaifleau d’enhault A. fera afpirer par le bec du figne, toute 1 eau ou liquer qu on luy mettra foubs le bec. ^
lia eflé dit en la preedente que K. eft la figure de fifflet trempant en leau pour
imiter le chant des oyieaux.
EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII.
Pour faire une machine, laquelle aura mouvement de foy.mefme.
¥ L v a eu plufieurs hommes lefquels fe font travaillez a là recherche d un mouve* j| ment, qu’ils ontappellé ( fans le cognoiftre) perpétuel, ou fans fin, chofe allez mal confiderée & mal entendue, d’autant que tout ce qui a commencement eft fubjed a avoir une fin, & faut appliquer ce mot de perpétuel, ou (ans fin, a Dieu fèuî, lequel comme il n a eu commencement, ne pourra auffi avoir fin, tellement que c eft folie orgueil aux hommes de le vouloir faire acroirede faire des œuvres perpétuelles, veu
que eux-melmes font mortels, & fubje&s à une fin, ainfi feront toutes leurs œuvres,
telkmeuc
FORCES MOVVAHÎES. 2*
tellementque je laifleray ees mots de perpétuel ou fans fin, ôc montrera y îcy la fabi ique d’une machine quis'agiftdefoy-melrne, pourveu qu elleloit entretenue des quatre e- lements dont elle eft compolee. Et la raifon de Ton mouvement leva par la cha¬ leur ou defaut de chaleur qui fervira comme de contrepoids à y celle machine, comme il ce pourra voir icy par la fabrique. Soit un vailfeau de plomb ou de cuivre, d’environ un pied ôc demy en quarré,bien clos Ôc foudé de tous les coftezpuquel il y aura un tuy¬ au au milieu, marqué D. Ë. le bout E. approchera du fond cju vailfeau comme il cil: befoin pour lailfer palfer l’eau, l’autre bout D. lèra bien foudé contre le haut du vaîf- feau, ôcy aura auffi un foufpi rai marqué F. apres faut tfiever les deux coftez de la machine N M. en forte que 1 axe O. avec la poullie G. puiftè tourner facilement, ôc monftrer au dehors du collé M. le mouvement de ladite machine avec l’cfguille ap- pofee contre l’axe fufditc. Faut auffi avoir la bordure P. ÇL foudêe au deffus du vail- îcau, laquelle fervira quand l’on voudra mettre de l’eau dedans le vailfeau j & auffi quand l’eau monte parle tuyau E D. qu’ellene s’elpande dehors. Tout cecy eftant bien & juftement conftruit, l’on verfera l’eau dedans ledit vaÜTeau par D, E. jufques a environ le tiers dudit vailfeau, ôc ouvrira-on le foufpiral F, quand on mettra ladite eau au vailfeau, puis on le rebouchera tres-bien, apres on aura une pe¬ tite baille de cuivre fort legere, marquée L. laquelle puiffe flotter delfus l’eau, ôc lèra attachée par un petit filet, en forte que ladite balle puilfe haulfer Ôc bailfer dans le tuyau D.E. quand l’eau haulTe ou abailfe. Faudra auffi que ledit filet où eft attachée la balle palTe par la poullie G. au bout duquel filet fera attaché un petit contrepois R. comme le tout îè peut bien voir en la figure. Apres fautpofer ladite machine dc- dans une chambre où le Soleil du Midy puilfe entrer ; alors quand il fera un peu de chaleur la balle fê haulfera, & le contrepois s’abailfera, qui lèra caufe que l’efguille tournera, &monftrera la hauteur que la balle eft montée, ôc comme le temps le re¬ froidira/la balle s’abailfera, ôc ainfi comme le temps fe changera, ainfi la balle fe haulLra ôc abaiflera. Faut noter, que fi le vailleau eft un pied Ôc demy de haut, Ôc eftantemplyau tiers d’eau, reft ra un pied que la balle pourra haulfer ôc bailfer : ôc faifant la poulie de quatre poulces en diamètre, alors elle tournera un tour, fi la balle fe haulfe jufques au bout D. tellement que divifant la montre en douze parties cfgales, chacune partie monftrera un poulce que la balle aura haulfé ou abai fl ê.
Quand à l’ulàge de cefte machine elle lèrvira a monftrer la température de l’air, ôc fi les jours font chauds ou froids, ou temperez.
E
EXPLICATION DE LA PLANCHE IX.
N cefte planche il y a deux figures marquées par i. ôc 2. la première marquée i. eft une orloge d'une autre maniéré que l’on pcult fabriquer aux lieux, ou il ne ce trouve point de fource viue, Premièrement on fera un vailfeau de cuivre ou de plomb comme la figure A. lequel tiendra environ un muy d eau( led.t vailfeau lèra bien quarré, Ôc un peu plus haut que large, dans lequel leva un petit vaiff.au ce cuivre, marque F. auffi quan é, bien clos, ôc loude de tous les coftez, lequel lervira pour flotter delfus l’eau du vailfeau A. apres faut avoir un filon fait comme la figure B.C. D. le monftre, lequel paflera à travers un tuyaude cuivre qui fera au milieu du petit vailfeau, defaut que ledit tuyau paffe de part ôc d autre dudit vailfeau, ezL fi on entrera dedans avec un peu de force, ôc faut aulsî que le bout dudit filon puilfe tiem-
per dedans l’eau du vailfeau A, fccnhautaupoinfl C. il y aura une corde attache;, * • p pâli ante
forces uorrjïiTES.
paiïante pardeflus la poulie L. &à 1 autre bout fera attaché le contrepois E. 8c a ü bout l’axe, du cofté I. fera attachée une efguille, laquelle nïonftrera les heures en la tnonftre O. P. & apres que 1 on auraremply le vaifleau A. l’on pofera le vaifleau F. defluscommeaeftédit,&auf?i le fifon & contrepois, puis Ton attirera l’eau dudit fifon par le bout D. avec la bouche, 8c d’autant que le dit bout eft plus bas que le ni¬ veau de l’eau du vaifleau A. ladite eau aura fon cours, & tombera dans un autre vaifle¬ au H. &âmefure que l’eau dudit vaifleau s’abaifle, le petit vaifleau F. s’abaiflera a- vec le fifon, ce qui fera caufe de faire tourner la poulie, &par confequent l’efguille de la monftre, pourajufter le cours des heures, faudra allonger ouacourcirle firon dans le tuyau de cuivre du petit vaifleau, car en pouffant ledit fifon un peu davantage dans le» au, elle courra plus vifte, 8c au contraire, le retirant elle fe retardera, faut auflî noter, que pour aller fort jufte, fera de befoing d’ajufter un petit tuyau au bouc D. dont f- extrémité du bout où eft le petit permis par où fort l’eau, fera d’or fin, à celle fin que ledit trou nefe bouche de rouille, ce qu’il feroic,s’il eftoit de plomb ou cuiue,& quand l’eau du vaifleau A. feraprefque vuide,onla fera remonter avec une petite pompe marquée G.
F n la fécondé figure de cefle planche marquée par la figure i,Il eft domontré la manière d'une machmefort fubtille pour faire efleVer une eau dormante , par le moyen du foleil.
CEfte machine auraui} grand effe&aux lieux chauds, comme l’Efpagnc 8c l’itaË lye, d’autant que le Soleil fe monftre en ces endroits prefque tous les jours avec grande chaleur, & fpecialement en Efte. La fabrique en fera tdle : Faut avoir quatre vaifleaux de cuivre bien loudez tout à l’entour, lefquels feront chacun environ un pied en quarré, &. huiét ou neuf poulccs de haut. Lefdits vaifleaux feront marquez A. B. C. D. & y aura un tuyau marqué E. pofé fur lefdits vaifleaux, auquel tuyau fe. ront foudées quatre branches, marquées chacune branche par la lettre F. Lefdites branches feront loudées au haut des vaifleaux, paflans jufques près du fond de chacun vaifleau. Faut apres au millieu du tuyau fouder une foupape marquée G. faite 8c pofée en forte, que quand l’tau fortira des vaifleaux, elle puifte ouvrir, eftant fortre, quelle fe puifle refîerrcr. Faut auflî avoir un autre tuyau au deflbubs dudits vaifleaux, marqué P. auquel y aura auflî quatre branches, lefquelles feront toutes foudées contre les fends defdits vaifleaux, 8c auffi une foupape marquée H. à quelle il y aura un tuy- auau bout, qui delcendra au fond de l’eau, laquelle fera dans une cifterne ou vaifle- feau marque I. il y aura auflî à l’un des vaifleaux un trou ou efvent marqué M. ainfi faudra expofer la machine en un lieu où le Soleil puifle donner deflus,puis verfer de l’eau dans les vaifleaus par le trou ou efvent M. laquelle eau fe. communiquera à tous les vaifleaux par le moyen du tuyau P. 8c faut que lefdits vaifleaux ayent envi¬ ron le tiers de leur contenu d'eau, 8c l’air qui eftoit en la place de ladite eau, forcira par les foufpiraux 4. 5. d. apres faudra bien boucher tous lefdits foüfpiraux, en for¬ te que l’air ne puifle forcir defdits vaifleaux, 8c alors que le Soleil donnera fur ladite machine, il fe fera uneexpreflion à calife de la chaleur, ( comme a eflé monftré au precedent Problcfme) ce qui caufcra l’eau ce monter de tous les vaille iux au tuyau E. 8c fortir par la foupape G. & tuyau N. puis tombera dans le petit baflm O. & de là dans la cifterne I. 8c comme il fera forty une quantité d’eau par la violence de la cha¬ leur du Soleil, alors la foupape G. fe reterrera, & apres que la chaleur du jour fera paflee, & que lanuiét viendra, les vaifleaux pour éviter vacuité, attirer ont l’eau de la cifterne par le tuyau 8c foupape H. P. pour remplir les vaifleaux comme ils eftoient
auparavant:
FORCES MOUVANTES. 23
auparavant: tellement que ce mouvement continuera autant comme il y aura d'eau en laciflerne, & que le Soleil donnera deflùs les vaifleaux. & faut noter que les deux (oupapes G. 8c H. feront faites fortlegeres, 8c auffi quelles ferrent fort juftcS, lànS que l’eau puifle defeendre quand elle fera montée.
EXPLICATION DE LA PLANCHE X.
Machine par laquelle (oh augmentera la force delà precedente fontaine .
SI Ton defiroit avoir Peau cinq ou fix pieds de haut, la machine precedente ne la pourroit eflever lî le Soleil ne donnoit avecques grande violence, 8c pour augmenter la force dudit Soleil, il fera befoing que les vaifleaux de cuivre foient faits en la maniéré comme la prefente figure le monftre, & fur les collez A. B. Ton appofera des verres, autrement appeliez miroirs ardants, lefqucls feront bien ajuftez dans le cuivre, en forte que Pair puilfe fortir. Ledits verres feront marquez, les deux grands de chacun vaifleau, par les lettres C. D. Sc les petits, E. F. G. H. &faut pofer le cofté du vailfeau L. vers îeMidy, à celle fin que le Soleil donnant deflùs lefdits verres ardants, r’aflemble les rayons du Soleil dans les vaifleaux, ce qui caufera une grande chaleur à Peau, 8c par ce moyen fortira en plus grande abondance, 8c aulfi plus haut s'il en efi: befoin,& quant aux autres collez des vaifleaux où font les verres, ils feront pofez vers rOccident, pour ellre aufii le Soleil fort chaud apres Midy, & faut noter que fi la grande chaleur faifoit fortir toute Peau qui feroit dans lefdits vaifleaux, fea- voir le tiers du contenu dficeux, alors il en faudra mettre plus que le tiers, lca- voir la moitié du contenu defdits vaifleaux, à feavoir par le foufpiral, comme a eflé dit au cy devant. JJay auflifait celle prefente figure plus grande que la pre¬ cedente, & quant à la foupape fuperieure, elle pourra ellre dans le vafe qui foullient le balfin de la fontaine. Et quant aux grandeurs des verres ardants , ils pourront eltre comme ils font pourtraits aux figures A. B. 8c feront efpés par le milieu, comme leldites figures le monftrent.
Maniéré de faire le ciment pêur cimenter les 'Verres aux vaijfaaux) en forte
que (air nen puijfe fortir .
POUR faire Un ciment bien durable contre la chaleur du Soleil, 8c aulfi qu'il puilfe bien prendre contre le verre, Pon prendra de la chaux viue,cinq ou fix pièces, kfquelles feront couvertes avec de tuille pulverifee, puis verler un peu d’eau deflùs ladite tuille, laquelle viendra à deftremper la chaux, & la re- duire en poudre, & faut garder que ladite chaux ne loit trop humide, ains fuie- ment mife en poudre, puis la deftremper avec du fromage mol, méfiant aulfi en¬ viron le tiers de ladite tuille battue, puis cimenter bien les jointures deldits ver¬ res avec les vaifleaux de cuivre. Il fe fait encores une autre forte de ciment, le¬ quel efi: auffi tresbon pour cét eflcéf, à feavoir du verre broyé avec de Phuylle de lin, & mefler aulfi un peu de chaux defteintc. Ce dernier eft aulfi tresbon con¬ tre Peau & ne s’humcéfe en aucune façon comme le premier, lequel lervir^ feulement pour les chofcs qui font hors de Peau.
F i
EXPLICA-
FORCES MOVVA^TE S.
24
EXPLICATION DELA PLANCHE XI.
Machine par laquelle l on pourra par la forcé Aune roue à eau , faire fier du bois j avec grande promptitude .
CESTE machine eft fort commune entre les montaignes du pays des Suides.
avec laquelle ils font fier grande quantité de planches de Sapin, ladite Machine eft fort necefiaire d’eftre en une grande ville, ou dans une foreft où l'on fait fier du bois, foit en planches ou en autres formes, celle icy n'eft pas du tout fcmblable à celles defdits Suifies, car ils font aprocher la piece de bois des fies, par le moyen de quelque roues dcntelees, avec un roquet, mais à caufe des réparations qui viennent fbuverit aufdites roues dentelees, je tafehe toufiours d en éviter Eufage autant comme je peux, ainfi j'ay mis les deux contrepois de viron deux ou trois cents liures chacun, dont Eun eft marqué A. 8c Eautrc B les cordes où pendent lefdits contrepois^ feront attachées tout au derniere de fesdeux pièces de bois mobiles, lefquellesgliftent fur deux autres pièces de bois fiables, par le moyen de quelques petites poulies qui pourront eftre dedans la charnière, 8c ainfi lefdits contrepois tiriront touf-jours leldites pièces de bois mobilles, & la piece que Eon defîre eftre fiee, fera ferme entres lefdi tes pièces mobiles, laquelle avançant toufiours avant, & les fies hauftans 8c baillants, pour- ront fier ladite piece en grande diligence, Eon pourra mettre deux trois ou quatre fies au plus fur le fuft, diftantes Eune de Eautrc autant comme Eon veut avoir d'elpefleur aux planches, 8c quand la piece de bois, alors un homme ou deux avec un levier tourneront un rouleau, ou fera attachée une forte corde qui fera revenir ladite piece en arriéré, 8c rehaufter les contre pois, & apres on mettra ladite piece de bois un peu de cofté, pour faire reprendre Jes fies dere¬ chef contre ladite piece de bois.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XII.
Machine de grand fervice pour percer les ormeaux ou autres arbres pour la
conduittedes eaux Vautres ufages.
SOIT une roue a eau, à 1 axe de laquelle fera une roue dentelee de trente 8c fix dents, ou davantage, félon la vitefte de la roue à eau, car fi elle tourne lentement il en faudra davantage, 8c y aura un pignon de fix dents, que ladite roue dente¬ lee tournera, comme il fe peut voir en la figure, & à Taxe dudit pignon fera joint une longue tarelle marquée A. laquelle fera pofee à travers un trou marque B. s’ouvrant 8c ferrant comme la lunette d’un tour à tourner, apres Eon pofera la piece de bois (pour perfer) ferme fur un chantier marqué C. D. en forte que ledit chantier puifie glilfr facilement par le moyen de quelques petites roues, leiquellcs feront dans la graveurc d'iceluy, 8c tourn, ront fur la charnière eftablc en forte quun homme puifie avec fa force, pouffer 8c retirer ladite piece quand elle fera ferme lur ledit chan¬ tier, & ainfi la tarelle tournant, l’homme pouffera le bout de ladite piece de bois con¬ tre, 8c apres que ladite tarelle aura perce deux ou trois pouces avant, il faudra inconti¬ nent retirer ladite piece de bois arriéré, a cella fin de faire vuider le bois de la tarelle, au¬ trement elle feroit en danpr de rompre, 8c faudra continuer toufiours de retirer ladite - piece.
FORCES MOFFAl^TES. ij
picce, quand elle aura perce trois ou quatre pouces, pour vuider toujours ledit bois, jufques à ce que le trou loit oultre,& apres fi l’on ycuc ledit trou plus grand , Ton pren¬ dra une certaine façon de tarelle comme la figure E, le monftre, laquelle agrandira le trou ja fait.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XlU.
Machine fort ne ce faire par laquelle Ion peut donner grand Jecours aux
maijons ou le feu ce met .
GESTE machine eft fort expérimentée en Alcmaignc, 8c ay veu le grand & prompt fecour s quelle peut aporter, car encores que le feu tut 40 pieds haut, ladite machine y jettera fon eau par le moyen de quatre ou cinq perfonnes qui haufleront &. abai fieront une longue branche en forme de levier, ou la branche de la pompe eft attachée, ladite pompe eft facille à entendre, par dedans il y a deux fou- papeSjUneen bas pour ouvrir quand l’on haufle la branche, 8c en rabaiffint clic ferre, 8c une autre ouvre pour laider forcir l’eau, de au bouc deladicc machine, il y aura un homme, lequel tiendra la pipe de cuivre A, la tournant d’un coftc 8c d’aucre fuivanc le lieu ou le feuâfcra.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XIII1.
Tour faire reprefenter plufteurs oyfeaux lefquels chanteront diverfement quand une chouette Je tournera vers iceux , quand ladite chouette fe
retournera, ils ce [feront de chanter.
CE mouvement a efte autrefois reprefentê par Héron e Alexandrin, mais non avec fi grande variété d’oy féaux comme je le repi efenteray icy, foie doneques comme en la precedente une roue à eau A. laquelle tournera dans une cafte de plomb ou cuire, marquée C. laquelle cafte fervira pour empelcher que J’eau qui combe fur U roue à eau , ne rcjallifle çà &ü, & ne gafte le mouvement, 8c l’axe de ladite rouë fera appuyé fur deuxtroux ronds, qui (tronc aux coftcz de ladite cafte, 8c a 1 un des boucs dudit axe qui forcira hors de ladite cafte, il y aura un pignon de 8. dents, marque D. le¬ quel fera tonrner un tabourin de 12. ou 15* poulces j Item, il y aura 3. porceuents mar¬ quez E.F.G. ou feront foudez 3. robinets dont les clefs feront faites comme M. 8c O. à fin que quant le tabourin tournera les cheuilles Q^& R. fafTenc ouvrir yceux porceuents pour lafeher l’air dans les divers citflets lefquels feront les Ramages diffe¬ rents félon la fabricke d yceux cifflets, 8c la difpolition des cheuil!e> 8c touches 8c R. 8c oultre l’on pourra donner quelque mouvement a la queve 8c beck des oyfeaux filon met quelque fill de richar aux bouts des clefs des Robinets comme la figure le
montre.
Quand au mouvement de la chouette qui ce tournera, 8c deftournera par o r- tain efpaces de temps, le mouvement d icelle ce voie par le vaifteau tr. sbuchant X 8c le petit levier 3. 8c 4. ou eft le contrepois 8, car iccluy vaifteau ce baiffant quand îi eft plain fera monter le contrepoids, &la cheville du levyerareftera le tabourin par L moyen d’une cheville marque 6. qui eft au bouc d iceluy, 8c ainfi ceffcront Ls oyE- aux dechanter lors que la fhouette fera vers cuz,&lors que le vaiffeau X. fera vide, elle ce deftournera derechef par le moyen du contrepoids, & le tambour commencera à tourner comme la figure vous peult très Exactement demontier.
D n EXPLïCA-
îCf
FORCES MOyyjXiTES,
EXPLICATION DE LA PLANCHE XV.
Machine par laquelle ton reprefentera une Galatee qui fera traînée fur l’eau par deux daufins} allant en ligne droite , fe retournant d'elle mefme cependant qu'un ciclope joue du ftaiolet .
SOIT une roue à eau marquée L. dont la largeur fera fepaiée par le milieu., & que d’un cofté les augets où tombent l'eau loyent faits pour tourner de la main dextre, & à l’autre cofté ils feront faits pour tourner à fèneftre, 8c à l’axe de ladite roue, il y aura un pignon qui fera tourner une rouedentclee marquée Z. 8c ladite roue a£i* ra uneaxeauffi divife en deux, marque I. H. 8c à ladite axe, il y aura deux chaines paffees, en forte que quand ladite axe tourne, que l’une defdites chaines puiffe tour¬ ner a l’entour, 8c l’autre fe deftourner, lefdites chaines pafferont par les poulies G. F. 8c feront toutes deux attachées à la poulie B. mais l’une paflera par celle E. en forte que quand l’on tourne l’axe l.H. par le moyen de la roue a eau, lefdites chaines puiflent, l’une tirer ladite poulie B. vers le mouvement, mais fi l’on fait tourner la roue à eau de l’autre cofté, alors la chaine qui paffeà travers la poulie E. atirera celle B. à foy, 8c l’autre chaine fe lâchera à proportion, 8c quant à ladite poulie B* elle fera pofée à travers un tuyau de cuivre, en forte qu’il y puiffe avoir une platine de cuivre deffous ladite poulie entre les deux pierres longues C. D, de façon que ladite poulie puiffe gliffcr facilement fur lefdites pierres, apres l’on aura une petite caffe de plomb ou cuivre marquée P. de viron un pied 6c . demy de long 8c de large, auquel il y aura une foupape foudée au fond, marquée R. 6c au bout de bas d’icelle un tuyau mar¬ qué N. 6c au milieu de ladite cafte au cofté il y aura un tuyau marqué O. 8c entre 1 elpacc dudit tuyau, 6c le fond de ladite cafte, il y aura un petit tuyau, lequel donnera l'eau dans un baftin marqué S. lequel fera attaché à deux trebuchets marquez V.T. en forte que quand, le vaifteau fera plain d’eau, qu’il puilfe eftre plus pelant que le couverteur de la ioupapc * R. 8c au contraire, quand ledit vaifteau fera viride,il faut que ledit couverte ur de foupape foitplus pelant, àcdle fin qu’elle puiffe fermer 8c attirer ledit vaiff.au en haut, 8c ainfi quand l’eau donnera dans ladite cafte par le tuyau V. ej le fe hauftéra jufques au tuyau 0. 8c tombera fur le cofté de la roue à eau L. alors ladite roue tournante, fera tourner celle l. 8c par confequent l’axe 1. H. de telle façon que la chaine fe tournera a l’entour de I. 8c fe deftournera de H. alors la figure de la Galatee le mouvera vers la poulie E. à caufè qu elle y eft atiree par ladite chaine qui tourne a Taxe 1. 6c faudra proportioner ledit petit vaifteau 5. en forte ques’emplifianc par le petit tuyau qu’il puilfe eftre plainfau plus près, 6c atirer la foupape en haut, quand la figure de la Galatee fera proche de la poulie E. 8c alors l’eau qui fera dans ladite cafte tombera par la foupape fur l’autre cofté de la roue â eau, 6c fera tourner ladite roue de l’autre cofté, en forte qu’il faudra que la chaine H. fe tourne a l’cntour du cofté de Taxe H. 6c fc deftourne de I, ce qui fera caufe de faire retourner la figure vers le mouvement, 6c ainfi fera tirée la poulie B. (fur quoy eft pofé la figurej tantoft en avant, 6c tanroft en arriéré, Lion que la double roue à eau fera tournée tantoft par l’eau qui fort par la foupape R. 6c tantoft par celle qui fort du tuyau O. ce qui ce fait a divers temps par le moyen du petit vailfeau S. 6c des trebuche:s T. 8c V. car quand le vaifteau S. eft vuide la foupape R. eft fermée, 6c l’eau mo ite jufque au tuyau O. pour fairetourner laRoüea eau d’un , codé, 6c lors qu’iceluy S. eft plain, il. fait ouvrir la foupape 6c alors toutte 1 eau toml e par la foupape R< fur faut r^^o.fté delà roue qui la fait a^ir au con- , . traire.
FO %CE S MO WA N T ES. 27
traire, 6c ainfi alternativement ; Quand au cicloppe jouant du flageolett le mouvement en lera montre en la figure fuiuante.
II eft a notter que la petite caflè marquée P. eft reprefentée icy ouverte par le collé afin de faire voir la foupape R.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XVI.
Machine par laquelle ton reprefentera le fin d'un flaiollet avec le cours de teau.
ICY fera reprelcntêe la machine propre pour faire lonner le flaiolet au ciclope de la precedente planche , foit doneques une roue muficale marquée A. de viron 4. ou 5-pieds en diametre,bien arondie tout à lentour, 6c graduée de dents, comme il fe peut voir en la figure, en forte qu’un pignon de 8. dents,marqué B puifie faire tour¬ ner ladite roue, 6c à l’arbre dudit pignon il y aura une roue dentelée de 32. dents, mar* quée D. qu’un autre pignon marqué C. tournera, ôc à l’arbre dudit pignon C. il y aura une roue à eau, marquée F. de viron i.picds 6c demy, ou 3. pieds en diamètre, la¬ quelle fera tournée par l’eau defcendance du tuyau G. & ainfi quand ladite roue tour¬ nera, elle fera tourner la roue muficale par le moyen des autres roués, apres l’on po- fera le fommier marqué H. dont la fabrique fera monftrée plus amplement, en forte que les touches du dit fommier approchent paralcllesà un demy poulce près ladite roué muficale, apres l’on divilera ladite roue muficale en 25. ou 30, parties égalés, cha¬ cune partie en tournant, lera une meafure ordinaire de mufique, Ôc en outre, toutes leldites parties feront divifees en 8- pour peler (fibefoin eft) des crochets fur chacune divifion,dont en faut 8 pour une mefure, ÔC fi l’on veut, l’on y pourra cncorcs poler des demy crochets, apres pofer les chevilles fur ladite roue, fçavoir \ de poulce en de; hors la luperficic de ladite roué muficale, en forte que quand la roue tournera, Icf- dites chevilles puifTent toucher les touches du fommier, 6c les abaifler pour Lire c u- vrir les loupapes duditTommier : quant aufdites chevilles, elles le poleront félon la chanfon qu’on defire faire fonner au flaiolIec.Celle qui eft icy pofee commence ainfi,
6c quand l’on voudra changer de chanlbn, il
fe pourra faire, defmontantlepignon B» hors de la roué muficale, par le moyen de l’appuy de fer, fur quoy ledit pignon fera polé, 6c deflachant une petite vis qui tient le- ditappuy en eftat, alors ledit appuyfc tirera dehors fon ttou, ôc ledit pigno ifera def- joinétde la roue muficale, laquelle le pouvant tourner avec la main, l’on alfo:rra telle autre chanfon que l’on voudra delfus ladite roué, les u.troux qui (ont au fommier fer¬ vent pour porter le vent dudit fommier par des porte;vents de cuivre ou de plomb aux pipes d’orgues pour reprelènter le fon du flaiollet, lefquelles feront tout joignant la figure du ciclope, la conftruétion defdits tuyaux fera enfeignée fi aprez, 6c quant aux crochets qui pendent aux cordes P. O. ils fervironc pour haufler la roué muficale en haut, à celle fin que s il advenoit quelque faute aux loupapes de dedans le fommier, l’on y puilfe remedier, ouvrant ledit lommier par devant, comme l’on fait orJmaire- ment, le grand porte-vent marqué S. pourra dire de bois, de quatre poulces en quarré, pour conduire le vent au fommier lequel viendra des foufflets, comme fera ehfeigné. '
ÈXPLb
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FORCES MOFFAtlTES. EXPLICATION DE LA PLANCHE XVIL
EN ceffc planche eft reprefenté la figure d’un Neptune,, qui tournera circulairé- » ment avec quelques trittons, 6c autres figures qui jetteront de Feau en tournant, 6c qu nd aux rouages apartenant au mouvement de ces figures il fera montré en la planche fuyvante.
EXPLICATIOon DE LA PLANCHE XVIII.
Cejle planche démontré le mouvement & rouage du Neptune , <sr autres figures
reprefentées en la planche precedente.
SOIT une roue a eau, marquée A. laquelle en tournant fera tourner une roue den tellee marquée B. le piuot de laquelle lèra appuyé deffus une pièce de bois droite, & l'arbre de deflus marqué P. Q^fëra foudé ferme, contre un tuyau de cuivre marqué 5. R. &auboutd’iceluy, il y aura un petit rccipien, où tombera lcau apres il y aura un autre grand tuyau, marqué T. V. lequel fera auffi foudé contre Far^ bre, un peu plus bas, que R. en force que ledit tuyau, puifle tourner par deflus un autre tuyau, marqué de lignes pun&ées lequel fera entrelacé, (marqué auflï de lignes punélées,) & ledit grand tuyau, & ccluy d’entre deux fera foudé ferme, au fond de la referve de plomb marquée C. D. & le grand tuyau X.V. fera foudé à une grande roue marquée E. F. laquelle aprochera, a deux pouces près du fond de îedite ré- rtferve, en force que quand la roue de bas B, tourne, que ladite roue E.F. puifle tour¬ ner auffi, d’autant qv’elles font fermes , en un commun axe, apres au deflus du grand tuyau, il y aura vn autre petit tuyau marque G. H. lequel fera foudé contre R. en forte que Feau defeendante par ledit tuyau, puifle forcir par le bout H. 6c ainfi quand la roue à cm tournera, lefdites figures puis (ont deflus ladite roue tourneront 6c Ton pourra afloir le Neptune deflus le bout H. en forte que l’eau puifle venir au tri¬ dent, qu’il tient en (a main, 6c aux narines des chevaux qui le trainent, 6c les deux tri¬ tons deflus M. & le Cupidon qui mene les daufios deflus N. 6c l’on pourra cncores mettre quelque autre figure deflus Z. 6c a cella fin de couvrir le tuyau, qui defeend depuis S. juîqucs au bas delà conferve. l’on fera une Roche, comme il le peut voir au defléingey devant, qui defeendra depuis le haut de la grote, où fera ledit mouve¬ ment, jufques près du tond de la referve tans y toucher, ny aufli à aucuns des tuyaux, a celle fin que le tout puifle tourner librement, 6c faudra qu’en tournant la referve foie toufiours plaine d’eau d’un pied de haut, à celle fin que l’on ne puifle voir le mouve¬ ment de la roue E.F.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XIX.
Machine pjr laquelle l on fera former un jeu d'orgues par le moyen de î eau.
CESTE m \ chine e fl aflez (èmblable à celle démontrée en la planche 1 6. ce qui eft different eff que ceffe cy eft veu de front 6c l’autre de porfille,la roue mufi- caîe marquée A. pourra effre de cinq à fix pieds en diamettre, laquelle [fera tournée par un pignon de huit dents, à l’axe duquel fera une roue de vingtquatrc dents, qui fera tournée par un pignon à l’axe, duquel fera une roue a eau C. le clavier
cft
FORCES MOUVANTES. 29
<eft marqué D. & le fommier F. dont la fabrique fera cnfeignêe cy apr^s, les regiftres marquez G H.I. font trois differcns l’un de l’autre, & a celle fin que l’on n oyc point le bruit, que tait le mouvement quand il joue, il fera bon qu’il y aye une muraille d un pied efpais, entre les regiftres 6c ledit momement, le> porteuents de cuivre, qui partent du tommier pour venir aux regiftres, paff.rontà travers ladite mu¬ raille: quant aux fouffletspour donner le vent aux tuyaux, le mouvement d’iceux fera montre au prochain Problefme, & auffi pour pofèr la mufique fur la roue mufi- quale.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XX.
Machine, par laquelle les feufflets de la precedente Je pourront bouffer pour don¬ ner le Vent aux tuyaux d Orgues.
IL y a deux diverfes façons de faire, donner le vent aux tuvaux d Orgues pour les inftruments hidrauliques, lune façon eft avec des loufflecs, faits avec des fueilles de bois garnie de cuir,l’autreeft avec l’air qui vient des cifterncs,par faute de vacuité comme fera enfeigné icy apres, à prefent je mon ft reray à faire lever Icfdits foutftecs,par lemoyend uneioüeàeau,comme il fè peut voir par le prefent deflèing, ou L longue branche ce fer ou de cuivre, divifèe en quatre manevell s tournantes, p^r le moyen de ladite roücà eau, fait lever lefdits foufflets l’un apres l’autre.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXL
^prefentation de la roûe muf quale pour ferVir d la planche 19.
POVR entièrement demonftrer h machine de la 19. planche je mettray icy une rcprefèncacion d une partie delà roue muftquale aufli gr m de comme le naturel, à celle fin que 1 on puifTe voir parfaitement comme les cheuilles abaiflent les touches du clavier, lad; te p rtiereprelenceteulemcnrfix mefures, dont l’une fera mar¬ quée de noir ou de gris, tout du long de ladite roue Sc l’autre feramarquee de blanc, à celle fin de plus facilement dicerner lefdite d.vifïois lesquelles 1er ont bien para, lelles au clavier. 6c fi 1 on veut,! on percera des trous lur chacune divifion pour changer les cheuilles quand 1 oi voudra changer de chardon, apres l’on pofera lcldites che¬ villes, en forte quelles touchent fur le clavier environ de JefpefTtur d’une defdites cheuilles . 6c que 1 une ne touche point plus fort que l’autre, toutefois quand on vien¬ dra aux demis irochecs donc y en a feize pour une mefure, il fera bon qu’ils ne tou¬ chent point fi fotqueles autres, a celle fin que l’une cheuil le ne touche auparavant que 1 autre ye pafte outre la touche, ce qu iliautobierver à toutes les autres mefures, autrement ce feroic une mufique confufe, quant à 1 1 fabrique Je la roue mufiquale il eft befoing qu elle foit de bois de chefne extrêmement fcc 8c les pièces bie 1 aflem- blécs Recollées enfèmble, à celle fin quelle ne s’enfle ny d’un coftè ny d’autre, 8c quant aux cheuilles elles feront de cuivre ou de bois bien dur,er» outre faut noter qu en la prefente figure qu il n y a que la moite du clavier defleigné, aufft beaucoup de feintes manquentà ladite figure, à raifon que le papier a empefehé de la mettre entière, aufli grande que le naturel, mais ce qu’il y a de defleigné peut fufflre pour iinreili- gence du refte.
H
EXPLïCA*
FORCES UOVVAnjE S.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXII.
Tour foit e fonner un jeu d* Orgues 7 ou des trompettes d Orgues , toutes les fois <jue le Soleil fera au midy , /ans autre principe de mouvement que la chaleur du Soled ir l eau.
SOIT un vaiflèau de cuivre ou plomb marqué A. bien fermé 8c foudé de tous les codez, 8c qu’il y aye un fipbon marqué C. qui foie fait de forte que le bout qui eftdans le va ffeaufoit bien proche du fond, & le haut dudit tuyau ou fi- phon lerabien près du haut dudit vaiflèau, puis 1 autre bout fortira du vaiflèau pour du r dans le vaiffeau D. Et pour faire que le Soleil n’elchauffe le vaiflèau A. jufques à l’heure du midy, voicy comme 1 on y procédera. Soit audit vaiflèau fait une tablette de \ Lmb fort, ou de çuiv re, marquée B. (comme fi c’eftoit le couverceur du ic vaiflèau qui tuft à demy levé ) bicnloude centre lcd c vailles u, & foit ledit vaif¬ feau tnvironrê d’une petite muraille de brique, en lorte qu il n y aye que le cofte de devant qui femcnftre au Soleil, & quel dit collé foie bien exaéfement expofé au mi¬ dy, il cil certain que cela eftan.. bien teit, que le Soleil ne luira point contre ledit vaif- (eau que juftement à l’heure de midy, & alors les rais donneront dans 1 angle que fait le dtflus du vaiflèau avec la table B. & efchauflèra par ce moyen le d (fus dudit vaif- fèau,qui fera une compreflîon dans le vaiflèau, de force qu il faudra que 1 eau force par le tuyau C. Soit aufli fait un grand vaiflèau marqué F. dans lequel l’eau delà Tourcc qui doit faire le mouvement fluêfàns difcontinuacion, & au bas dudit vaiflèau il y au¬ ra un^ foupape marquée G au bout d ernbas de laquelle il y aura un tuyau avec un robinet marqué H. lequel f rvira pour donner tempérament au cours de feau qui
tombe<afur larouc àeauquicft audeflous.
Ainfi quan i le l- oleil fera au midy (comme a eflé dit cy deflus) fes 'rayons donne- ro it contre ledit vaiff au A. 8c qui caufera une compreflîon de 1 eau qui eft au dedans, laqu lie fortira par 1 ' tuyau C. 8c fluéra dans le vaiflèau D. lequel eftant demy plain, il defeendera en bas 8c fera lever là foupape G. laquelle eftant ouverte, l’eau du vaifi feau F. fluëra fur laiouëàeau, 8c fera tourner le tambour mufical, comne à eftémon- ftrécy devant, & les touches qui feront pofées fur ledit tambour toucheront fur le clavier M.lelqu lies eftans abaiflecs, feront ouvrir les foupapes qui feront dans le fommier X. 8c lèvent qui fera dans ledit fommier fera fo mer les tuyaux d’Orgues ou trompettes qui font au deflus d iccluy. Or pour donner le v. nt audit fommier, il fè peut f 'aire en deux façons : fçavoir par une refèrve qui s emplira de 1 eau qui tombe lur la roue à eau, ou par des foufflots qui feront levez par une autre roue à eau qui fera mouvée quand le vaiffeau D. delcendra, qui ouvrira auffi une foupape comme celle G. Or d’autant quil faut ( quand le tambour mufical aura tourné un tour > qu’il s’ar- refte juftement au poindl où il aura commencé^fin que qua id il recommencera à fon¬ ner une autre fois, que la mufiquefoit de melure. Voicy comme on le fera arrefter. L’on fera un petit vaiff.au de cuivre m irq lé E. ou il y aura un petit trou au fond, 8c fera pofé en forte que la corde qui le fouftient foit attachée a un anneau près de îa fou¬ pape G. & l’eau qui emplira ledit vaiffeau y fera conduite par le ^ tuyau marqué L. en forte qu’auffitoft que la foupape G. eft ouverte, incontinent l’eau fluë dans ledit vaiflèau. 8c quand l’eau fera un peuabaiflee du vaiflèau F. alors elle ne fluëra plus dans ledit vaiflèau E. lequel vuidera toufiours l’eau qui eft dedans par le petit trou du fend . Ecfautcompaflèr le temps que ledit vaiffeau E. fe vuidera au temps que la loue demeurera à faire un tour, 8c ledit vaiflèau eftant yuide, la foupape G. fe rebaiffe*
FORCES MOrrAîiTES. Il
ra, d’autant qu elle doit eftre Faite en forte qu elle foie plus pefantc que les ceux vail~ ieaux E.& D. quand ils font vui des : & au contraire, quand un deldits vaiffeaux eft plein, qu ils loin plus pefants que ladite foupape. Et quant au vaiffeau D. il faut qu’il fe vuide pluftoft que E à caule qu’il ne peut pas garder la mefure fi exacte comme E. Et voicy comme il le vuidera. Quand il eft demy plain de 1 eau qui defeen- dra par le tuyau C. alors il s’abaiffera & celuy E. Auffi, d’autant qu’ils feront plus pefants que G. &àmefmeinlbnc G. s’ouvrira, & l’eau defeendra fur la rouë & dans les deux vaiffeaux * & incontine nt que D. eft plein, alors le vaiffeau fc tournera la gueule en bas &.fe vuidera, & en Lefpace de temps qu: cela fefait, l’eau du vaiG feau F. s’abaiffera, & eftant plus baffe que le haut du tuyau D. l’eau ne fluêraplus dedans, mais il faut que le bout du tuyau L. (oit un peu plus bas que celuy de D.afin que Eeau y fluë plus ldng temps. Refte à monftrer comme le tuyau A iè remplira d e- au. Soit doneques pofê un tuyau avec une petite foupape fous ledit vailseau tout ainfi comme en la figure precedente, & apres que la chaleur du Soleil aura fait (à compref- fion,& qu’une partie de feau dudit vaiffeau fera fortic apres que le Soleil aura paffé ledit vaiffeu, pour efuiter vacuité, fe remplira par ladite foupape, comme a efté en- feignè au 14. Problefme. En fomme, fi toutes les parties de ce mouvement font bien réglées, l’on aura l’effet defiré, avec admiration des auditeurs.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIII.
$onr faire une machine admirable laquelle eftant pofee au pied d vne figure, jettera un fin -quand le Soleil donnera dejjus enforte quil femblera que la figure fafte ledit fin.
CORNEILLE TACITE fait mention en fonhiftoire, qu’il y à eu en egipte une ftatue de Mamnon, laquelle quand le Soleil luifoitdeffus,jcttoit un certain fon: Paufmias dit avoir veu la ditte figure, & que ce (on eftoic pareil a celuy des
cordes d’une harpe quand elles ce rompent. ,
La demonftration de celle prefente figure refultcdece qui à elle montre cy devant en la neufieme & dixième planche quienfeigne de faire ( par la challeur du Soleil) lever l’eau dans un vaifEau de cuivre ou plom, par ie moyen d une foupape A. or quand 1 eau fera en F.elie fera tranfportée en C.par le ciphon B. lequel jetcant fon eau dans C. faifant forcir l’air dyceluy pour animer les deux tuyaux d Orgue letquells a- vcc la machine l’on pourra pofer dans la figure ou dans le pedeftall, ou autrement il la machine ce met feparement, il fault ce fervir de porteuents, & que les tuyaux leulle- ment (oient en la figure, laquelle eftant de bronze, Sc creuze,naura air que par la bouche par la quelle le Ion des tuyaux d orgue fottira.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIHI.
En cefie planche eft figuré ( intérieur du fommier mufiquall pour les Orgues ou machmes
hydrauliques dont d efté parlé.
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E fommier dont eft parlé (nla,6& ^planche eft icy(pour plus facille Intelligence) 'reprefentéen trois divetfes fortes, feavoir par le plan ou ignographye par ortogra-
iJfaL», & 5. fa. pce * e »*»«* *• " T»””" 1» “■£«''d'b“|£
3* FORCES MOVVJÎITES.
chefne bien fcc, Von pourroit dire beaucoup de chofes, & s’eftendre plus au large, mais je croy qu’il n en eft icy befoing. Tadjouteray feulement ce que dit l’excellent Poette Dubarcas fur ce fujett aux vers fuivants.
tAinfi (jh* tin mefme vent artiflement vamy Par le pantois fouffiett oe promette parmy 1! ingénieux fecrett, entre dans les fouppapes Jjhie battant le clavyer Organise tu frappes,
Ceulle dans lagraveure,& monte divisé Par les conduits ef par s du fommier pertuixé .
Animant tout d'un coup les aygues Jîmballes,
Letflufles au doux fon,& les aygre regdlles,&c.
Or quand aux fiftemes Sc mefiires des tuyaux d Orgue, tant en longeur, largeur, bouche, ou lenguettc, qu’auflî lamaniere des regiftres, grand porceuent,tremblant,&c. cela eft remis au traitté particulier de la fabrique des orgues.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXV.
Eclufe pour rendre les ruijjeanx navigables.
ENtre autre fortes d’ Eclufes qui ce pourroient produire pour retenir l’eau 6c ren¬ dre les rivières. 6c ( mefmes ) les petits ruifeaux navigables j ’ay obfervè celle cv pour eftre très gentille. ’ 7
Elle eft placée entre Venize 6c padoüe fur le ruilfeau qui eft entre ces deux cytez lequel par art à efté rendu navigable pour la facillité du corner ce entre ces deux Villes. Il eft a notter que l’eau A. qui eft vers lafource ou tefte du ruifleau eft toujours beau¬ coup plus haulte que l’eau B. qui eft au bas de la fécondé cclufe,Or pour taire monter ou deflfendre les barques 6c gondollcs l'on les attache à un anneau de fer cependant que l’eau contenue entre les deux eclufes fenfle ou s’abaifle foit pour monter vers A. ou deflendrevers B. fingenieux le&cur peult ayfemenc voir l’effait de ces eclufes fans qu’il foit befoing de ce rendre prolixe, 6c en faire autre defeription que celle de la figure.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXVI.
O Vitre ce qui à efté traitté cydeffus touchant les pompes j’ay penfé qu’il ne fe- roit mauvais d’adjouter encore cefte maniéré de pompe forcée qui eft d’une très bonne invention 6c dont j’ay veu lexperience : ce qui eft icy de fort advantageux, eft que les piftons ce haufTent& baiftent perpendiculairement dans les barils. Il eft aylé à comprendre par la figure qu’il y a 4. places en l’arbre qui font creufêes ou ca- nellees, 6c en la moityé de ces caneleures , il y a des cheuilles A.E. engrenant avec les chevilles qui font en P. H. il les feront bailler, & en bai(Tant feront lever B. N. fans
que les cheuilles en yceuxenpefchent de rien, daultantquilz ce coulent dans le vuidc des cran nures marquées par D.C. &ainfi ce haufferont & baseront chaquun a leur tour, pour forcer d’eau avec très grande violence jufquesalahauteurde 50. 0U 60 piedz, ou plus hault s’il en eft befoing.
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